Shida, mon université, propose aux étudiants étrangers de découvrir la culture taiwanaise sous plusieurs aspects, par le biais des "culture classes". On peut donc prendre des cours de cuisine, de calligraphie ou de tai chi chuan. Pour ma part, j'ai choisi de faire de la musique et d'apprendre le guzheng. J'ai eu mon premier cours aujourd'hui et je dois avouer que les cours de musique sont bien différents ici de ceux que j'ai connus en France.
Le guzheng est la harpe traditionnelle chinoise, un instrument qui appartiendrait à famille des cithares sur table. Je n'en sais guère plus, si ce n'est qu'on en joue en pinçant les cordes de la main droite, et en modulant leur son avec la main gauche. On compte 21 cordes, dont les notes sont une succession de "do, ré, mi, sol, la, do". Ce qui m'a étonné, c'est que les chinois donnent le même nom aux notes que les français. Cela rend les choses (un peu) plus faciles pour moi! Quant aux partitions, je n'en avais jamais vu de pareilles: ce sont des chiffres (de 1 à 6 mais le 4 n'existe pas), et on détermine la hauteur de la note en fonction du nombre de points qui se trouvent au dessus ou en dessous du chiffre. Il y a également des symboles qui indiquent la façon dont il faut pincer la corde. Je réalise en écrivant tout ça que c'est quand même bien compliqué!
Mon cours n'est pas un cours individuel. Nous sommes 5 étudiants et la première surprise a été de m’apercevoir que nous ne jouons pas tous du guzheng, puisque 2 d'entre nous font du violon chinois. Et en ce qui concerne les joueurs de guzheng, nous n'avons pas tous le même niveau! Toujours est-il que tout le monde joue en même temps!! Je vous laisse imaginer la cacophonie ambiante.
| On pince les cordes avec ces petits médiators attachés au bout des doigts. |
| J'ai reçu un livre de partitions au début du cours. Mais pour l'instant, je n'y comprends pas grand chose! |
Et si jamais vous voulez voir à quoi ça ressemble, je vous poste un lien: (cliquez dessus!)

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